Le vieillissement, une réalité qui interroge l’Église

A – Quel regard sur Le vieillissement ?

Nous sommes une génération privilégiée. Nous avons connu la croissance, le plein-emploi. Nous savions pouvoir nous appuyer sur l’État providence. Nous pensions vivre (à la suite de 1968) la fin des hiérarchies, l’égalité des chances. Nous avons vécu l’argent et le sexe facile. Nous avons profité des possibilités nouvelles de voyager… Nous avons survalorisé l’individu dans sa réussite personnelle : le sujet qui se réalise et déploie son autonomie, la recherche de soi et l’estime de soi. Ce perfectionnisme a parfois été mortifère et en a conduit certains à la dépression. Nous avons également magnifié la jeunesse (jeunisme) au point de refuser de vieillir. Nous avons un regard très négatif sur la souffrance, le vieillissement et la mort (tabou)… Notre 3è âge est la cible des publicitaires et nous sommes très inquiets de l’avènement d’un 4è âge de dépendance…

Une nouvelle donne. En un siècle, nous avons gagné 40 ans d’espérance de vie (Elle était de 30 ans en 1800, 40 ans en 1900, et aujourd’hui de 77 pour les hommes et 84 pour les femmes) Cela produit un bouleversement des générations… (Des enfants de 70 ans s’occupent encore de leurs parents… !) La mobilité géographique et l’éclatement des familles ont produit beaucoup de solitude et un vrai problème intergénérationnel. Dans les 10 ans qui viennent, un million de personnes seront en perte d’autonomie (pour les gestes quotidiens) : Nous connaissons une forte augmentation des dépenses de santé (l’État en supporte l’essentiel).

C’est la relation qui fonde la vérité de l’homme. Nous connaissons l’interrogation du psaume 8. La tradition biblique nous parle plus de l’homme que de Dieu… Elle nous dit l’indispensable complémentarité dans les récits de création. L’homme ne se comprend que dans cette relation à l’altérité (le même et autre). Mais elle nous parle également d’engendrement. Certains d’ailleurs parlent du livre des générations en parlant de la Genèse. Nous connaissons toutes ces généalogies qui inscrivent l’homme (y compris l’homme Jésus) dans une histoire. La relation à celui qui a engendré est essentielle et fonde le cinquième commandement positif : « Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu ». Enfin la tradition biblique nous parle d’Alliance : celle que Dieu veut avec son peuple et celle que l’homme va conclure et qui fondera la réalité du mariage. La dépendance sous ses diverses formes dit l’humanité de l’homme (l’interdépendance). Reconnaître cette dépendance c’est avancer en humanité, car cette dépendance dit quelque chose de fondamental du mystère trinitaire : interdépendance des personnes dans la communion. Je repense à cette phrase de M. de Certeau : « S’il ne m’arrive que ce que je veux, il n’y a plus d’Autre dans ma vie »

Le souci de la personne. L’avènement du sujet se vit dans l’interpersonnel. La personne dit la relation, à la différence de l’individu. Notre individualisme contemporain pourrait nous faire croire que chacun se construit en s’appuyant sur lui-même (le self made man !). Nous connaissons la publicité emblématique de l’Oréal : « Parce que je le vaux bien ». La tradition cartésienne nous a laissé penser que ce qui faisait l’homme, c’était de penser (la subjectivité de la réflexion)… Or le sujet advient comme un « je » en réponse à un « Tu » (c’est le sens du Décalogue dans la Bible). Cette relation interpersonnelle fonde la nécessaire reconnaissance. Souvenons-nous de la phrase de Ste Bernadette : « Elle me regardait comme une personne regarde une autre personne ! » Sans cette relation et cette reconnaissance, nos sociétés fabriquent de l’exclusion et de la solitude… « Un œil sur le miroir, l’autre sur ses contemporains, l’homme durant toute sa vie essaie de se situer », dit, avec raison, Jean Maisondieu. Ce tissage de la personne dans le lien social se poursuit jusqu’à la fin de la vie. Son désir de présence ou son absence conduisent à des stratégies, y compris chez les personnes âgées.

La question du sens. La vie n’a pas de sens 7. Le sens est a à faire advenir par chacun aux différentes étapes de son existence. La question du sens est inhérente à l’être humain et le spécifie dans son rapport à la finitude (l’insoutenable légèreté de l’être !) Comme le dit le philosophe Heidegger, l’homme se découvre comme un « être pour la mort ». Certains diront que philosopher, c’est apprendre à mourir et donc à vivre des pertes. Car si la mort est un événement unique, tout homme doit traverser des épreuves de pertes, de diminutions. C’est par la parole que l’homme (à condition d’être écouté) pourra peut-être donner du sens à son existence.

Dans la Bible, la vie est don de Dieu. L’affirmation centrale de l’Évangile: «Je suis venu pour qu’ils aient la vie en abondance » (Jn 10, 10) permet de relire le projet de Dieu qui traverse la Bible. Au centre du jardin de la Genèse, il y a… l’arbre de vie ! Dieu invite à choisir la vie (Dt 30). Il ne veut pas la mort du pécheur… La longue vie est signe de bénédiction : « La vie est comme une couronne pour le juste » (Pr 10, 27), «La crainte du Seigneur accroît les jours mais les années des méchants sont raccourcies » (Pr 16, 31), « Soixante-dix ans, c’est parfois la durée de notre vie, quatre-vingt, si elle est vigoureuse » (Ps 90, 10). La vie est appelée à être féconde dans le cadre de l’alliance, même dans la vieillesse. Souvenons-nous de Sarah et même d’Élisabeth !

La vieillesse est signe de sagesse. Dans la tradition biblique, les anciens (presbyteroi) sont à la tête des communautés. « Moïse avec les anciens d’Israël, donna au peuple cet ordre » (Dt 27, 1). L’ancien a l’expérience et l’autorité comme dans de nombreuses civilisations que nous qualifions parfois de primitives. « La couronne des anciens, c’est leur riche expérience » (Qo 25, 5). N’oublions pas, cependant, que certains vieillards peuvent être entraînés dans la corruption : souvenez-vous de la chaste Suzanne (Dn 13, 5). Dans le récit de la femme adultère, lorsque Jésus dit : « que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre », les accusateurs partent tous en commençant par les plus vieux ! Mais en règle générale, le vieillard est celui que l’on écoute… Ses cheveux blancs méritent le respect. « Ne méprise pas un homme parce qu’il est vieux » (Si 8, 6) ; « Mon fils, prends soin de ton père dans sa vieillesse et ne l’afflige pas durant sa vie » (Si 3, 12).

La vieillesse est l’âge du témoignage. C’est l’heure du « rendre grâce »… se sentir « rassasié de jours » et remercier le Créateur. Vivre l’instant présent intensément. Prendre le temps de relire sa vie. Signifier que la vie terrestre a un terme et que la finitude donne sens à l’existence. Accepter de s’en remettre à d’autres… « Quand tu seras devenu vieux, tu étendras les mains et c’est un autre qui nouera ta ceinture et qui te conduira là où tu ne voudrais pas » (Jn 21, 18)… Car il s’agit de porter les fardeaux les uns des autres (Ga 6, 2). Nous devons parfois gérer des restes d’éducation névrotique, avec ce sentiment d’avoir à rendre des comptes devant un Dieu-juge, sans miséricorde. Il faut souvent apaiser des consciences trop scrupuleuses !

B – Des points d’attention

Lorsque nous parlons des personnes âgées nous devons être attentifs à quelques points :

La reconnaissance : en christianisme, la dignité d’une personne ne tient pas à ses performances ou à ses mérites, mais à l’image de Dieu qui est en elle. Cette dignité est donc fondée sur le Dieu Trinité, le Dieu communion de personnes. Notre dignité est donc à la fois intrinsèque et relationnelle. Ma propre dignité est en jeu dans le visage de l’autre. Ce visage autorise ou non à vivre. Le visage qui reconnaît l’autre lui offre un miroir où il peut vivre. La reconnaissance (connaissance en retour) me dit le prix de ma vie… « Tu as du prix à mes yeux » (Isaïe). La personne âgée a mal et est mal, elle a besoin d’un regard « coopérateur ». C’est le regard de l’autre et la comparaison qui donnent le sentiment subjectif de vieillir… Ainsi en visitant autrui, la personne se compare à quelqu’un de plus mal qu’elle ! Cette situation la rassure et même peut accroître le désir de vivre…

La déprise : Nous avons tous besoin de cette reconnaissance, en particulier pour exister avec nos fragilités. Or la vieillesse est un temps d’ambivalence. La déprise est toujours difficile. La personne va d’épreuve en épreuve (comme on passe l’or au creuset !). Mais comment accepter la faiblesse de ceux qu’on aime et qu’on a cru immortels ? Il nous faut entendre Paul qui affirme : « C’est lorsque je suis faible que je suis fort ! ». Il faut consentir à voir la force habitée par la fragilité. Tout doucement, la personne âgée entre dans un chemin de consentement et de bénédiction. En cela elle peut être messager d’espérance en regardant la vie dans le long terme… (Elle n’est plus dans l’urgence..).

La solitude : Nous identifions souvent le grand âge avec la solitude et nous exprimons aujourd’hui une peur de cette solitude. Il importe de ne pas la confondre avec l’isolement qui est une réalité objective. Dans notre société de mobilité et de fracture familiale… beaucoup de personnes âgées sont isolées et peuvent se sentir exclues (souvenons-nous de ce qu’a révélé la canicule de 2003…) Ce vécu objectif – l’isolement – n’entraîne pas nécessairement le désir de rejoindre un lieu de vie collective ! Nous savons qu’en 2011, un collectif de vingt-quatre associations a porté « la solitude » comme grande cause nationale… Il nous faut distinguer cet isolement du sentiment de solitude qui naît sans prévenir. Il est parfois accompagné du sentiment d’échec, de la dépréciation de soi, du vécu de fragilisation, voire de la peur de l’autre. La solitude est inscrite au cœur de l’homme (elle est l’autre face de la conscience de soi). Elle est un ressenti qui souvent fait souffrir et qui doit être apprivoisé. Je n’ai pas, de l’extérieur, à combler ce sentiment… ce serait une illusion !

  • Nous ne parlons pas de malades : la vieillesse n’est pas une maladie. Elle peut être accompagnée de difficultés qui entraînent des dépendances nouvelles. (Qui peut prétendre être totalement indépendant ?) La vieillesse est une étape de l’existence sur laquelle nous n’avons pas de recul et qui nous prépare au lâcher prise et à la confiance.
  • Nous ne parlons pas des autres, mais de nous-mêmes Dans notre Église, la moyenne d’âge des prêtres est autour de 75 ans, la moyenne d’âge des membres des équipes paroissiales ou de mouvements est aussi élevée… Il en est de même dans les équipes d’accompagnement de la Pastorale de la Santé… Il nous faut accepter d’être des chrétiens âgés… mais vivants et pleins d’espérance.
  • Ne négligeons pas l’adage : « On commence à vieillir quand on finit d’apprendre ». C’est vrai pour nous et ceux que nous rencontrons. Nous savons combien il est essentiel d’être sollicité…
  • Nous vivons une époque de mutations qu’il nous faut regarder positivement (sans nostalgie) mais en témoignant des valeurs qui ont animé notre vie. C’est cela l’intergénérationnel ! Trop souvent, nous sommes critiques ou muets…
  • Avec l’âge, la forme prend parfois plus de place que le fond… Nous devons veiller à une qualité de présence. Le lien est essentiel et ne peut se vivre qu’en lui donnant du temps… Nous sommes invités aussi à laisser parler les émotions (valoriser les sens).
  • Le beau mot « d’humanitude » (construit sur le modèle de « négritude »). Albert Jacquard le définit ainsi : « C’est ce trésor de compréhensions, d’émotions et surtout d’exigences qui n’a d’existence que grâce à nous et sera perdu si nous disparaissons. Les hommes n’ont d’autre tâche que de profiter du trésor d’humanitude déjà accumulé et de continuer à l’enrichir ». Cette philosophie du soin, de l’attention à la personne est une manière d’aider l’autre à prendre soin de lui-même. A partir du moment où l’on reconnaît que c’est la personne qui utilise ses forces pour se soigner, le centre du pouvoir se déplace du soignant vers l’homme âgé. Le pouvoir du soignant devient un pouvoir d’accoucheur et de soutien. Croire en la capacité d’autonomie de l’être humain jusqu’au plus profond des dépendances…

Arrêtons-nous sur ce passage de la deuxième lettre de Paul aux Corinthiens :

« Mais ce trésor, nous, les Apôtres, nous le portons en nous comme des poteries sans valeur, ainsi, on voit bien que cette puissance extraordinaire ne vient pas de nous, mais de Dieu. A tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés ; nous sommes désorientés, mais non pas désemparés ; nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés; terrassés, mais non pas anéantis. Partout et toujours, nous subissons dans notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus, elle aussi soit manifestée dans notre corps. En effet, nous, les vivants, nous sommes continuellement livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus, elle aussi, soit manifestée dans notre existence mortelle. Ainsi la mort fait son œuvre en nous, et la vie en vous… Car, nous le savons, celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera, nous aussi, avec Jésus, et il nous placera près de lui avec vous… C’est pourquoi nous ne perdons pas courage, et même si il y a en nous l’homme extérieur va vers sa ruine, l’homme intérieur se renouvelle de jour en jour. Car nos épreuves du moment présent sont légères par rapport au poids extraordinaire de gloire éternelle qu’elles nous préparent. Et notre regard ne s’attache pas à ce qui se voit, mais à ce qui ne se voit pas ; ce qui se voit est provisoire, mais ce qui ne se voit pas est éternel. Nous le savons, effet, le corps, qui est notre demeure sur la terre, doit être détruit, mais Dieu construit pour nous dans les cieux une demeure éternelle qui n’est pas l’œuvre des hommes ». (2Co 4,7-5,1)

C – Le concept pervers de dépendance

Nous vivons une apparente contradiction entre la revendication d’autonomie et la dépendance. L’autonomie est un enjeu essentiel de la dignité humaine. Elle dit la liberté du sujet humain dans l’élaboration de sa pensée et de son agir. Elle est l’identité du sujet moral et l’émancipe de toute aliénation. L’Être autonome est celui qui se donne sa règle de vie, sa loi. Cette autonomie va prendre sa source dans le siège de la conscience que le Concile appellera « sanctuaire ». Derrière la question de l’autonomie, nous voyons les droits de l’homme, l’émancipation des peuples et les luttes pour l’indépendance des pays…

La dépendance dit une relation contraignante en vue de la réalisation d’un besoin… Nous sommes tous dépendants ! Ne serait-ce qu’à l’égard de la nature. Cette dépendance est accentuée par la division du travail et le droit de propriété. La dépendance est un fait social relationnel, elle est constitutive de la vie en société. Nous vivons tous à charge et en charge les uns des autres. Le sujet humain a besoin des autres pour se construire. Nul n’est une île, en dépit de ce que l’individualisme contemporain voudrait nous faire croire. Nous vivons une époque paradoxale: nous voulons le maximum d’autonomie (on demande très tôt à l’enfant ce qu’il veut) et, en même temps, nous créons des dépendances. Nous voulons toujours plus de liberté et nous demandons sans cesse des lois…

Notre contradiction n’est qu’apparente : c’est à partir de nos dépendances que nous créons de l’autonomie ! L’autonomie individuelle, la liberté se constituent, en effet, non contre des dépendances, mais dans le choix de nos dépendances. Pour tout être humain, l’autonomie est compatible avec la dépendance (l’interdépendance). Et nous devons toujours nous souvenir que le sujet dépendant est un sujet à part entière; car la dignité de l’homme ne tient pas à son indépendance.

Le terme « dépendance » va se développer dans les années 70 pour remplacer celui d’invalidité et celui de handicap. Il va lentement prendre tellement de place qu’il en est venu à qualifier la vieillesse. La loi du 24 janvier 1997, concernant la Prestation Spécifique de Dépendance (PSD), va concrètement mettre toute personne âgée dans le cadre objectif de la grille « AGGIR » (Autonomie Gérontologie Groupe Iso Ressources). Ainsi est introduite une catégorie juridique fondant l’action sociale : « personne âgée dépendante »… sous-entendu non autonome et objet de soins. Avant cette grille, il y avait 450 outils d’évaluation…

Nous connaissons la grille :

  • GIR 1: Dépendance totale, mentale et corporelle ;
  • GIR 2: Grande dépendance ;
  • GIR 3: Dépendance corporelle ;
  • GIR 4.: Dépendance corporelle partielle ;
  • GIR 5: Dépendance légère ;
  • GIR 6: Pas de dépendance notable.

Seule l’obtention d’un GIR 1 à 4 permet de bénéficier de l’Aide Personnalisée à l’Autonomie (APA). En 2009, 1,2 million de personnes l’ont perçue, dont 700 000 à domicile. Vous noterez la distinction établie entre dépendance physique et dépendance psychique que l’on qualifie de démence. Seule la démence altère l’autonomie et le libre arbitre. Par ailleurs, chez le dément, l’environnement social (le jeu relationnel) est perturbé.

Ainsi la vieillesse est pensée comme une maladie (un état pathologique). Vous savez que l’on parlera de dépendance également en toxicomanie… La dépendance appelle l’assistance (assistanat). Alors se pose la question du financement de cette PSD et la question du 5è risque de la protection sociale. Comment assumer cette dépendance dans la mesure où, actuellement, l’État supporte l’essentiel des dépenses (63 %) ? Nous savons que les assureurs se sont emparés de cette question de la dépendance pour créer des produits « dépendance » depuis 1986. Mais le « reste à charge » demeure important et, pour beaucoup, impossible à assumer. Il est intéressant de noter que ce reste à charge est plus important pour la dépendance que pour le handicap.

Cette approche de la dépendance ne doit pas nous faire oublier la situation réelle actuelle en France :

  • Un faible nombre de personnes (15 %) vivent jusqu’à la mort de manière totalement indépendante, c’est-à-dire sans jamais avoir besoin de l’aide d’un tiers.
  • Un faible nombre de personnes (entre 10 et 15 %) vivent pendant plusieurs années en situation de dépendance, nécessitant l’aide d’un tiers pour une ou plusieurs activités essentielles de la vie quotidienne.
  • Environ 35 % des personnes vont vivre jusqu’à leur mort en situation de fragilité (besoin d’aide pour quelques activités).
  • Environ 35 % des personnes vivent en situation de fragilité puis pendant un temps bref en situation de dépendance.

D – La vieillesse, une réalité individuelle et collective

La vieillesse est « impensée » et impensable… « On se souvient rarement de sa vieillesse »… Elle est souvent vue aujourd’hui en termes de coût ! Si nous prenons un peu de recul, nous devons reconnaître que la vieillesse est un « problème nouveau » : Naguère, il y avait peu de personnes âgées. On travaillait jusqu’au bout et il y avait une prise en charge familiale, en particulier dans le monde rural. Le vieillard était l’image de la sérénité et de la sagesse dans un monde de stabilité et de répétition. N’oublions pas, cependant, qu’il valait mieux être un vieillard fortuné (ayant accumulé un héritage) qu’un indigent. D’ailleurs, les hospices furent créés pour ces indigents, ces miséreux. La loi de juillet 1905 crée l’assistance obligatoire aux vieillards sans ressources.

 

Extrait du livre : « La rencontre des vulnérabilités »
de Jean-Marie Onfray

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