Les liens entre santé et Salut

 

D – Se Laisser toucher

Lorsque Jésus, au milieu de la foule, se laisse toucher par une femme en souffrance depuis douze ans, il manifeste le désir d’entrer en relation. Cette femme n’imaginait pas déranger le Maître ; humblement, elle touche son vêtement et une force mystérieuse la guérit immédiatement. Jésus ne pourra que constater : «Ma fille, ta foi t’a sauvée !» (Marc 5, 25-34). Lorsque le Samaritain sur la route de Jérusalem à Jéricho rencontre un homme blessé, il se laisse toucher et prend soin de lui, de son corps meurtri (Luc 10, 30-37). Peut-il y avoir relation sans cette vulnérabilité qui se laisse déranger ?

La visite est présentée par le rituel des sacrements aux malades comme le premier sacrement. Elle manifeste une sortie de soi pour aller sur le terrain de l’autre en quête d’hospitalité. Par son accueil, l’autre nous invite à l’humilité. Nous n’entrons pas avec un savoir, une compétence pour rassurer l’autre (et parfois nous-mêmes), nous venons signifier par notre présence une attention à la dignité de la personne malade. Nous ne sommes pas dans une démarche de demande et d’offre… même lorsqu’une demande a été formulée ; nous nous mettons à l’écoute de la personne dans une mise en présence confiante. Je ne saurai de l’autre que ce qu’il m’en livrera et je devrais surtout éviter de vouloir trop vite comprendre, saisir le mystère. Dans cette relation naissante, nous devons entendre comme Moïse l’interpellation : « N’approche pas d’ici ! Retire tes sandales de tes pieds, car le lieu où tu te tiens est une terre sainte. » (Ex 3, 5) Toute relation en vérité appelle ce respect de l’altérité. Il me faut éviter de ramener l’autre à des catégories connues. L’autre a quelque chose à me révéler de son identité, de son existence, de son histoire. Les paroles que la personne malade consent à me livrer m’ouvrent à la différence. Je ne suis pas sur mon terrain, mais sur le terrain de l’autre. Les premières formations à l’écoute nous ont éveillés au risque du jugement, du questionnement, de l’interprétation… Lorsque parfois une référence religieuse apparaît, je dois me méfier de ne pas trop vite l’entendre dans mon système de pensée. Nous vivons alors l’heureuse expérience d’une Église qui ne se contente pas d’attendre qu’on vienne vers elle ; mais qui va vers l’autre en acceptant de cheminer à son rythme et dans le respect de ce qui le fait vivre.

Nos relations avec des personnes marquées par la souffrance sont rarement des conversations qui jouent avec les mots. La présence aux personnes malades se vit à fleur de peau. Nos sens doivent être en éveil et souvent nous découvrons qu’il y a d’autres enjeux que la parole structurée. «Jésus le regarda et se prit à l’aimer» (Mc 10, 21). Ce regard du Seigneur a redonné vie sur les routes de Galilée et nous savons bien qu’un regard donne confiance ou laisse l’autre dans sa solitude. Notre qualité de regard dit bien plus que nos paroles, en particulier auprès des personnes blessées dans leur corps, leur cœur ou leur tête. Nous avons parfois négligé la vertu de cette communication non verbale qui dit au-delà des mots. La vie chrétienne doit parler aux sens, en particulier pour ceux qui ne savent (ou qui ne peuvent) pas manier les mots et s’en servir. Pourquoi appeler « populaire » une foi qui a du mal à se mettre en paroles ? Pourquoi dévaluer une expression gestuée qui dit une fragilité ? Au cœur de la souffrance, les mots sont comme dévalués, alors que les gestes peuvent garder leur pertinence. La personne malade voit son horizon se restreindre, elle fait l’expérience de dépendances multiples et ressent le besoin de sécurité pour poursuivre le chemin. Notre mission en aumônerie est d’en être les témoins ecclésiaux et de pouvoir authentifier la valeur de ce qui est exprimé. Jésus authentifie le geste de l’hémorroïsse… mais elle est déjà guérie !

Cette diversité d’expressions religieuses peut nous surprendre parce qu’elles n’empruntent pas les chemins auxquels nous sommes accoutumés. Nous avons intellectualisé l’expression de la foi et les grands débats théologiques portent sur des différences d’interprétation de mots. Se mettre en chemin à la suite de Jésus implique d’engager son existence dans une manière de vivre et St Jean nous rappelle : «N’aimons pas en paroles et de langue, mais en acte et dans la vérité» (1 Jn 3, 18). Les petits ont toujours invité l’Église à plus d’authenticité, de cohérence. Nous sommes le corps du Christ à condition d’y être pleinement et corporellement engagés. Au paralytique que ses amis avaient amené aux pieds de Jésus, le Seigneur pardonne ses péchés pour le rétablir dans la plénitude de la relation avec Dieu et il accompagne ce pardon d’une parole forte : « Lève-toi, prend ton brancard et va dans ta maison » (Marc, 2, 11). L’accueil du don de Dieu rejoint l’homme dans son corps et l’invite à la confiance. Nous devons être signes de ce travail de guérison à l’œuvre, y compris lorsque la foi exprimée sort de nos schémas ou semble proche de la superstition. Devant des expressions parfois balbutiantes, nous sommes les témoins d’un Christ qui reconnaît le chemin parcouru et les racines spirituelles de ce qui est exprimé.

Dans le texte « L’aujourd’hui de la Pastorale de la Santé », il est fait référence à une citation de St Augustin : « Si vous ne devenez spirituel jusqu’en votre chair, vous deviendrez charnel jusqu’en votre esprit. » Tout ce que l’homme humanise, Dieu le divinise. La Pastorale de la Santé est un lieu privilégié pour mettre l’homme au cœur de notre vie chrétienne, l’homme avec son esprit et son corps. Si le Verbe s’est fait chair, il nous appelle à ne pas éviter la corporéité, la force et la fragilité de ces corps blessés qui essaient de vivre l’aujourd’hui, fût-ce au prix d’expressions religieuses qui nous étonnent, nous déplacent et nous révèlent une dimension essentielle du corps du Christ qu’est l’Église. Dans cette humanité souffrante, qui balbutie une espérance, se dit avec force la conviction du Christ : «Je suis venu pour que les hommes aient la vie et qu’ils l’aient en abondance» (Jn 10, 10).

E – Le travail de La grâce dans nos vies

Nous sommes tous habités par le désir de « bien faire » et il faut s’en réjouir ! Mais ce désir peut prendre tellement de place dans nos vies que nous risquons d’avoir du mal à « lâcher prise ». Nous portons en nous ces interrogations lancinantes : Que devons-nous faire ? Que devons-nous dire ? Nous sommes tellement intégrés dans ce monde de l’efficacité, de la performance, qui nous entoure, que nous pourrions finir par oublier l’action de la grâce en nous et autour de nous.

Si St Jacques nous dit – avec raison – qu’une foi sans œuvres est morte, il demeure que nous ne pouvons que nous inscrire dans la tradition paulinienne qui affirme que le salut est don gratuit de Dieu. « C’est par la grâce, en effet, que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi ; vous n’y êtes pour rien, c’est le don de Dieu. Cela ne vient pas des œuvres, afin que nul n’en tire orgueil. » (Ep. 2, 8-9). Notre démarche de foi n’est pas une réflexion philosophique s’appuyant sur des valeurs à mettre en œuvre, elle est l’humble acceptation du mystère du dessein de Dieu qui nous fait entrer dans sa communion d’amour. Nous ne sommes pas meilleurs que les autres et ce n’est pas l’héroïsme de nos vertus qui révèle notre foi mais bien cette capacité à se livrer à un amour qui ne peut que nous étonner. C’est ainsi qu’il nous faut comprendre l’affirmation de Paul : « Quand je distribuerais tous mes biens aux affamés, quand je livrerais mon ces aux flammes, s’il me manque l’amour, je n’y gagne rien. » (1Co 13, 3) Nous ne sommes pas seuls à accompagner dans un « prendre soin » des malades, mais ce qui nous anime c’est cette confiance en ce Dieu qui choisit des personnes faibles pour exprimer sa force d’amour à travers elles. Nos visites sont souvent précédées d’une prière où nous confions à Dieu nos rencontres pour que s’y vive sa volonté et non la nôtre. D’ailleurs, s’il nous faut acquérir des compétences dans la relation aux malades et l’écoute, nous ne pouvons pas prétendre que seules ces compétences nous qualifient dans la mission des aumôneries hospitalières.

Cette grâce n’est pas seulement à la source de notre mission. Nous la percevons également au cœur de la relation au malade. En effet, lorsque nous nous rendons présents à l’autre souffrant, nous ne savons pas où cela va nous mener. Nous nous rendons disponibles pour l’aventure d’une relation qui sera fondée dans la « foi » : confiance que nous faisons, a priori, à l’autre avant même de le connaître, confiance que l’autre nous fait lorsqu’il/elle se livre et nous partage l’intime de son existence perturbée, confiance que nous faisons à cette parole sans la juger, sans vouloir la « corriger ». Toute relation en vérité nous met en présence du mystère de l’autre (de l’Autre) que nous sommes invités à respecter sans toujours vouloir « comprendre ». Nous retrouvons les expressions de foi de l’Évangile aussi bien dans l’attitude de ceux/celles qui viennent vers Jésus que dans l’infini respect de l’autre que manifeste le Christ : « Ma fille, ta foi t’a sauvée ; va en paix et sois guérie de ton mal. » (Mc 5, 34) La grâce est à l’œuvre, non pas parce qu’il est question de Dieu, mais parce que Dieu se révèle à nos yeux là où l’amour donne vie et remet debout. Souvent, nous ne percevons pas cette force de l’amour de Dieu sur l’instant et nous avons besoin de relire ce qui s’est vécu: notre manière d’être présents, les paroles échangées (parfois dans la « banalité »), les changements d’attitudes. Dieu était là et nous ne le savions pas ! La force de son Esprit changeait les cœurs et nous n’en avions pas immédiatement conscience, à l’image des pèlerins d’Emmaüs qui ne diront que le soir venu : « Notre cœur ne brûlait-il pas en nous tandis qu’il nous parlait en chemin et nous ouvrait les Écritures ?» (Luc 24, 32)

Ce regard de foi sur nos rencontres n’est pas une évidence ! Si nous ne prenons pas le temps du récit et de la relecture, nous ne restons qu’à la superficie des rencontres et souvent nous regrettons de ne pouvoir aller jusqu’à l’expression religieuse explicite. Nous pouvons passer notre vie sans percevoir l’œuvre de Dieu en nous ou autour de nous, car cela suppose de s’arrêter et de regarder ce que nous vivons à la lumière de la Parole de Dieu. Une dimension forte de la vie d’équipe en aumônerie hospitalière est ce temps de relecture que nous essayons de valoriser. Comment rendre grâce sans croire que la grâce nous précède, si nous réduisons notre foi à une démarche humaniste, si nous n’en restons qu’à nos efforts personnels ? Reconnaître l’action de la grâce de Dieu dans nos vies (on pourrait dire aussi l’action de l’Esprit) est exigeant, cela ne va pas de soi. Un théologien allemand mort durant la guerre (Dietrich Bonhoeffer) parlera de la grâce qui coûte et l’opposera à la grâce à bon marché. La grâce qui coûte, c’est le trésor caché dans le champ et qui appelle l’homme à vendre tout ce qu’il a; c’est la perle de grand prix et pour l’acquérir, le marchand abandonne tous ses biens. Elle coûte parce qu’elle appelle à l’obéissance à Jésus Christ. Cette grâce a coûté cher à Dieu, car elle s’est exprimée dans la croix du Christ. La vie chrétienne est à la lumière du mystère pascal et c’est pourquoi le Concile nous rappelle que l’Eucharistie (action de grâce) est source et sommet de la vie chrétienne. Comment vivre ce don gratuit de soi sans en recevoir la force dans le don que le Christ a fait de sa vie, sous le signe dû pain rompu pour le salut du monde ? Par-delà les paroles échangées, toute rencontre nous conduit à l’action de grâce, car toute rencontre nous enfante dans le mystère de la création continue de Dieu. Dieu est à l’œuvre en ces jours…

L’Eucharistie donne sens à notre mission auprès des malades. Nous entrons dans le mouvement de Dieu qui se livre pour partager Sa Vie. Ce chemin de relecture, qui conduit à la prière et à l’action de grâce, nous signifie la force de ce que nous vivons par-delà nos découragements et nos interrogations. Notre mission reçue nous révèle à nous-mêmes et nous nous découvrons riches d’une force insoupçonnable. Nous mesurons humblement que se vit à travers nous l’expression de la bienveillance de Dieu. En équipe nous nous reconnaissons lieu d’Eglise en mesurant toujours plus ce que dit le Seigneur dans la deuxième lettre de St Paul aux Corinthiens : « Ma grâce te suffit ; ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse »… et Paul d’ajouter : « Aussi mettrai-je mon orgueil bien plutôt dans mes faiblesses, afin que repose sur moi la puissance du Christ. » (2 Co 12, 9) La grâce nous dit la fécondité par-delà tout désir d’efficacité. Elle resitue à sa juste place notre responsabilité, en nous libérant d’un sentiment de culpabilité envahissant. Elle permet de mettre à distance une logique trop « humaine » et nous invite à l’humilité en assumant nos erreurs et notre péché : « Car là où le péché a abondé, la grâce a surabondé. » (Rm 5, 20). La grâce, la gratuité n’est pas une hypothèse de travail (car ce serait un chemin de facilité), c’est le résultat d’une œuvre réfléchie et relue qui engendre à la vie et à la foi, sans pouvoir distinguer celui qui donne et celui qui reçoit.

F – Poussés par L’Esprit

C’est ainsi que Marc nous dit que Jésus, aussitôt après son baptême, est conduit au désert. Cet Esprit, qui est venu sur lui alors qu’une voix venant du ciel disait : « Tu es mon Fils bien-aimé, il m’a plu de te choisir », le pousse dans la solitude du désert (il n’est jamais très loin dans ces régions !). Dans le silence des espaces où l’homme se reconnaît fragile, Jésus va se situer en vérité dans la relation à son Père. L’Évangile de Marc ajoute : « Durant quarante jours, au désert, il fut tenté par Satan ». La tentation apparaît lorsque l’existence est confrontée à sa source. Ce n’est pas dans le tourbillon des activités que se mesure la force des choix; mais bien dans la pause, dans le silence qui libère des illusions.

Matthieu va développer le récit des tentations auxquelles Jésus est affronté. Elles sont au rendez-vous de tous ceux qui s’arrêtent et regardent lucidement leurs engagements.

  • Tentation de l’avoir : en l’occurrence lié au pouvoir de changer les pierres en pain. Comment une responsabilité, en particulier en Église, ne trouve sa source et sa raison d’être que dans l’écoute bienveillante de la Parole de Dieu ? L’homme ne vit pas seulement de pain… Le désir de réussir dans une mission peut n’avoir d’autre but que notre propre mise en valeur. Ne pas d’abord chercher son intérêt…
  • Tentation du savoir : Détourner à son profit la Parole de Dieu et ne pas la servir… Tout au long de son ministère, Jésus rencontrera des hommes qui transforment la Parole de Dieu en outil de combat, pour défendre une cause. Tout en affirmant son autorité, il se présentera jusqu’au bout dans la condition de serviteur.
  • Tentation du pouvoir : Elle peut conduire à toutes les formes de compromission. Devant la fragilité des autres, nous risquons toujours d’être prisonniers d’un pouvoir. Seule l’humilité nous permet de ne pas nous laisser piéger : « Ayez un même amour, un même cœur ; recherchez l’unité, ne faites rien par rivalité, rien par gloriole, mais avec humilité, considérez les autres comme supérieurs à vous.» (Philippiens 2, 2-3)

Ce discernement, Jésus ne va pas l’exercer seulement au commencement de sa vie publique. Régulièrement, nous le voyons s’éloigner pour prier. Ce temps de retour au Père, d’enracinement de sa mission dans la volonté du Père est constitutif de sa force intérieure. Sa prière est respiration de son existence de Fils. « Au matin, à la nuit noire, Jésus se leva, sortit et s’en alla dans un lieu désert ; là, il priait » (Marc 1, 35). Le désert est, dans la tradition biblique, le lieu de la rencontre en vérité avec Dieu. Il y a eu l’expérience fondatrice de l’Exode, où se scella l’Alliance. Le désert où le peuple Hébreu reçut l’eau vive de son Seigneur. Le prophète Osée au Ville siècle avant Jésus Christ, invite le peuple à redécouvrir le chemin du désert comme chemin de vie et d’alliance. II fait dire à Dieu : « Eh bien, c’est moi qui vais la séduire, je la conduirai au désert et je parlerai à son cœur ». Puis il ajoute : « Je te fiancerai à moi pour toujours, je te fiancerai à moi par la justice et le droit, l’amour et la tendresse. Je te fiancerai à moi par la fidélité et tu connaîtras le Seigneur. » (Osée 2, 16 et 21)

Ce chemin biblique est ressourcement comme on avance vers l’oasis, comme on grandit en marchant vers le puits. Chemin où l’accessoire semble disparaître du champ de vision et où les vrais choix semblent plus clairs. Traditionnellement dans l’Église le chemin du carême reprend cette expérience juive du désert, en gardant les yeux fixés sur l’horizon de la croix. Dans la purification du désert (parce qu’on laisse de côté ce qui n’est pas essentiel), le goût de l’eau se fait plus fort. Le croyant se fait quêteur d’eau vive et découvre le Seigneur sur la margelle du puits qui peut entendre sa soif. Et si le désert, le ressourcement était une manière privilégiée pour réentendre notre propre soif ? Et si à force de courir nous finissions par oublier de boire aux sources de la vraie vie ?

Il n’est pas nécessaire de partir bien loin pour vivre ce désert, ce ressourcement dans la longue tradition d’alliance. Il faut savoir s’arrêter, se retirer dans le secret de sa chambre… là où le Seigneur parle à notre cœur et à notre conscience. Certains auront besoin d’un espace beau et priant, d’autres de la nature apaisante, certains chemineront dans la solitude, d’autres s’appuieront sur la force d’un groupe. La force de Pentecôte vient rejoindre les disciples en prière autour de Marie. Elle les lancera sur les routes du témoignage. Car la source dit l’orient (l’orientation, l’horizon) d’une existence. Elle féconde nos existences comme celle qui jaillissait du côté du temple sous la plume d’Ézéchiel. « Il y aura de la vie partout où pénétrera le torrent » (Éz 47, 9). Laissons-nous pousser par l’Esprit pour aller au désert et retrouver les sources d’eau vive qui motivent et comblent nos existences.
Extrait du livre : « La rencontre des vulnérabilités »
de Jean-Marie Onfray

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